COURRiER


 
Keith Jarrett
La Scala
 

 



Il fallait bien que ça arrive un jour : Jarrett a joué à Milan. Comme Ronaldo mais peut-être pas au même endroit !

Avec deux thèmes sans queue ni tête et un final plus dans les normes Jarrett évolue dans un genre prétentieux qui voudrait comme une caution 'classique'. Alors il fait souvent un peu n'importe quoi, semblable à une sorte de Satie en panne.

On a droit à des épanchements astucieusement nommés "La Scala part 1" et "La Scala part 2" où le Keith paraît souvent perdu, ne sachant plus trop quoi faire. On en vient même à regretter certains de ses nombreux débordements larmoyants d'il y a longtemps déjà à Cologne où a joué aussi Harald Schumacher mais peut-être pas au même endroit !

Du coup, Jarrett remplit le disque : une palanquée de notes jetées à l'emporte-pièce entre jazz et classique : ni l'un ni l'autre. Et sans réel attrait. On dirait un Samson François qui aurait égaré sa partition. Et ça s'éternise tant et plus.

Heureusement, le Keith à la fin, reprend un standard nommé "Over The Rainbow" où il trouve un peu ce qui lui manquait précédemment : un souci mélodique comme assise pour ses épanchements cette fois-ci acceptables avec en bonus un certain lyrisme.

Bref, je me suis souvent ennuyé à l'écoute de "La Scala".

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