COURRiER


  Cream
Wheels Of Fire
 

 


Cream, c'était Baker, un gars correct aux fûts, Clapton, un excellent guitariste qui a le bon goût ici de ne pas chanter (ou si peu) et aux vocaux, Jack Bruce qui ne me convient pas de trop car il a quelques intonations exagérées qui ne vont pas toujours avec ce genre de musique pas loin d'être du blues-rock.

Dans la partie studio de ce double album sorti en 68, Cream fait une sorte de hard-blues-rock classieux avec "White room". Les gars de chez Cream, malgré leurs cheveux longs, n'ont pas les idées courtes. Et ça innove avec plein d'instruments nouveaux dans le genre comme dans "Passing the time", "Pressed Rat And Warthog" et "As You Said" où je me demande si le groupe fait encore du blues-rock... Si, justement car voici "Sitting On The Top Of The World", "Politician" et "Born Under A Bad Sign" qui sont peut-être, tout compte fait du blues. Ah, le blues !

Dans la partie live, c'est autre chose. Moins de finesse ou de recherche, bien sûr. Plus de lourdeur, d'esbroufe même. Bon, c'est un peu normal, c'est du live. Il y a le standard sympa de Robert Johnson, oui, tu as raison, c'est "Crossroads" qui est au blues ce que la sardine est à l'huile. Après, tu as droit aux 16' 44 de "Spoonful", un superbe blues de White Dixon qui traînaille un peu (le blues pas Dixon... ce dernier, il y a quelques temps qu'il s'est arrêté). Le reste, je trouve ça pataud avec "Traintime" de Bruce et "Toad" de Baker qui ont la puissance mais vont un peu nulle part.

Et "Wheels Of Fire" est sans doute ce qu'il reste de mieux de ce trio dont la majorité des rares oeuvres a quelque peu vieilli.

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