COURRiER


 
David Bowie
' Hours... '
 

 


Dans la série comment-font-ils-pour-proposer-des-disques aussi-nuls ? voici aujourd’hui un album de David Bowie, un gars qui devance les modes et du coup, il est ringard quand la mode arrive, c'est pas de bol.

Alors, croyant sans doute que l'année 2000 serait celle d'Elton John (grave erreur !), Bowie s'était lancé en 99 dans un CD de guimauve pour Top of the pops et dans lequel il aurait mis un rien d'Eurythmics pour faire bonne mesure, oui, pendant qu'on y est.

Dans cet album, Bowie y promène, sans vraiment y croire, une voix de crooner fatigué sur une rythmique pour salle des fêtes et des mélodies pour adolescentes au romantisme de pacotille voulant accompagner de belle façon la lecture de leur roman-photo préféré. Les chansons se suivent à l'identique, soporifiques et fades. Il est difficile de savoir à l'écoute quelle est la plus médiocre. Et quand ça s'excite un peu, on n'est pas loin des titres les plus méchants de Phil Collins.

Phil Collins sait aussi
être méchant quand il veut !

Alors on écoute cet album malgré tout, en espérant que quelque chose va se passer avant la fin, vu que c'est signé Bowie. Eh bien, non, rien ne se passe et ce néant musical nous accompagne jusqu'au bout dans la plus grande consternation... En fait, je suis consterné.

Et ce qui peut surprendre concernant cette médiocrité c'est que si on réussit à lire l'épouvantable livret intérieur réalisé 'baclé' façon pop-alternatif tendance on y apprend ce détail renversant que le guitariste est Reeves Gabrels... En fait, je suis renversé.

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