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Lors
de ma vie trépidante d’amateur de musique(s)
il m’arrive de cotoyer des puristes du jazz qui
m’affirment mordicus à propos de cet album
: « C’est à partir de Bitches Brew
que Miles Davis a commencé à faire de la
merde qu’il n’a arrêtée qu'à
sa mort. » Triste constat.
D’un
autre côté, je rencontre souvent des amateurs
de jazz dit moderne, des fans de rock de toutes sortes
et surtout des progueux qui me déclarent tout de
go : « Bitches Brew est un chef-d’oeuvre
! »
Qu’en est-il exactement ?
Eh bien il y a les percussions diverses, les clarinettes
basses et autres saxophones soprano qui donnent un côté
à la fois sombre, tortueux et fiévreux à
la musique. Miles Davis intervient avec une sonorité
agréable dans de belles improvisations.
En outre, les
thèmes ne reposent pratiquement que sur les interventions
solistes (avec peu d’instruments) qui sans être
forcément démonstratives lassent un peu
de part le fait d’une musique qui ne décolle
jamais, ne variant pas souvent ses effets, comme semblant
ne jamais vouloir réellement démarrer pendant
des plombes. Et il y a beaucoup trop de trompette même
si c’est son disque à Miles Davis après
tout.
En
plus ce disque est comme le début d’un style
musical que d’aucuns appelèrent 'jazz-rock’,
expression d’une grande prétention et d’une
profonde médiocrité de la part de musiciens
sans idée, mais bon, ce n’est peut-être
pas forcément la faute de Miles Davis.
Au final, on peut affirmer que "Bitches Brew"
est de loin le meilleur album de sa période 'fusion',
bien plus chaleureux que les suivants mais nettement au
dessous de quelques unes de ses oeuvres majeures de la
fin des 50's jusqu'au milieu des 60's.
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:

Alexandre
un film de Oliver Stone
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