COURRiER


 
Pink Floyd
Wish You Were Here

 


Ce disque est sorti en 75 qui fut une riche année pour les cèpes et pour Pink Floyd aussi qui trustait les premières places des TOP50 de la planète.

Le long "Shine On You Crazy Diamond" est dédié à Syd Barrett qui fut l'inoubliable auteur de la célèbre autobiographie : C'est moi que j'ai trouvé le nom du groupe.

Syd Barrett n'avait pas pu
participer à l'enregistrement
de "Wish You Were Here",
il était allé acheter "L'"équipe" !

"Shine On..." est un peu dans la continuité du "Echoes" de "Meddle" sorti lui en 71, année plutôt pauvre en chanterelles. Le titre s'étire, nonchalant, plutôt fluide. Les interventions à la guitare sont de qualité. Ca plane.

Après on a "Wish You Were Here", ballade peu enthousiasmante, mais sans le saxophone emmerdant. C'est une bonne chose. Plus loin Pink Floyd sans doute en panne d'inspiration rejoue une deuxième fois "Shine On You..." pour remplir un peu le vinyle. Pas grand monde ne semble l'avoir remarqué depuis. Il est vrai que le titre n'est pas vraiment remarquable. Et c'est bien sûr très longuet et gonflant. Et avec le saxophone emmerdant.

Il y a aussi le nerveux et rapide "Have A Cigar" comme annonçant "Animals" et "Welcome To The Machine", bien long, un peu trop chargé et vite lassant, cri de révolte des pauvres (si l'on peut dire) gars de Pink Floyd qui souffrent dans leurs cossues tours d'ivoire, seuls, riches et incompris. Heureusement qu'ils peuvent faire de tels disques pour bien exprimer toute leur angoisse.

Au final on a un album qui est loin d'être le plus mauvais du groupe mais pour lequel on ne s'enflamme pas vraiment contrairement au bonhomme sur la pochette.

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