COURRiER


 
Pink Floyd
The Dark Side Of The Moon

 


En 73 qui fut une année assez quelconque, la preuve en est que ce fut celle de la naissance du chanteur de Slipknot, en 73, dis-je, Pink Floyd laisse tomber les titres à rallonge et la musique prog-psyché et sort cet album qui va cartonner.

Dans TDSOTM tous les thèmes sont faciles et habilement enchaînés. PF propose ici une succession de chansons plutôt courtes avec en plus l'inévitable tube, l’atroce "Money" et son bruit de tiroir-caisse tout à fait dans l’ambiance…

Les paroles sont très prétentieuses comme toujours chez Waters. Il s’agit d’un concept très fort : l'aliénation de l'homme dans la société post-moderne... C’est quoi ce truc naze ? Rien, juste un super machin pour ne pas passer pour un con auprès des blaireaux.



L’allégorie de l'aliénation de l'homme
dans la société post-moderne !

Ce dark side of the... mou est plutôt tiède et sur la face cachée de la lune en plus du sempiternel hommage à Barrett qui n’en méritait même pas un, on trouve aussi le final qui se voudrait épique mais qui s’avère vite pompeux. "Brain Damage/Eclipse", ça s’appelle. "Any Color You Like" est comme tous les instrus : inutile. Le banal "Breathe" est repris pour rien, il est vrai que TDSOTM est un concept et que depuis Sgt Pepper's presque tout le monde qui se la joue concept reprend un thème, ça remplit l’album et compense le manque d’inspiration. "Us And Them" très mièvre est pourri par une intervention de saxo à la Supertramp. "On The Run" est un bidouillage électronique sans queue ni tête et "Money" une chanson que je trouve niaise et crispante. "Time" est bien envoyé et meilleur titre de l'album avec une intéressante intervention de Gilmour à la guitare. J’aime bien aussi "The Great Gig In The Sky" avec une femme qui hurle et je ne sais pas si elle a touché des royalties ?

Au fil du temps ce disque facile et agréable au départ ne résiste pas aux écoutes répétées par manque de passion, d’invention, de délire, de spontanéité, de simplicité, de rock même, ne rayer aucune mention... Et on n’est pas loin de la muzak.

Du coup, je peux comprendre pourquoi cet album a tenu le haut du pavé si longtemps dans les hit-parades du monde entier.

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